au boulot hier on parlait d’un collègue qui part en expatriation pour 2 ans. tout le monde était chaud, pk “c une opp” et “ça boost la carrière”. moi j’écoutais mais je voyais mtn les galères qu’on sous-estime tjrs : paperasse, logement, langue, santé, et surtout la famille. y’a un gars qui disait “faut juste y aller”, et moi je me suis rendu compte que je me projette mal. c pas tant le boulot qui me fait peur, c le rythme de vie g l’impression que t’es tjrs en mode adaptation. et qd tu reviens en france après, t’as l’impression que ça se remet en place ou tu perds des trucs sans t’en rendre compte.
du coup je me demande : pk vous avez décidé d’expat, et c quoi le truc qui vous a le plus surpris (positif ou negatif) et comment vous gérez le retour ?
Tous les jours je me dis que l’expat c pas “juste y aller”. En théorie c clean, en vrai y’a la paperasse qui traîne, le logement introuvable le premier mois, la langue qui te bloque sur des trucs bêtes, et la santé à gérer (rythme de sommeil, médocs, docs). Le positif? je progresse en silence, j’apprends à tenir. Le côté dur, c les proches: ils suivent pas forcément le même cap. Pour revenir, je fais une vraie “liste de réalignement” en amont.
Je l’ai tenté deux ans: gérable, mais famille souffre… et retour m’a surpris, non ?
Tu sais ce qui m’a surpris? Ce n’est pas le boulot, c’est la vie qui change d’oxygène à chaque semaine, comme si on devait réapprendre à respirer en continu. Quand on y va avec une tribu, les jours “simples” deviennent des labyrinthes invisibles. Moi, j’ai cru que l’énergie suffirait: j’ai sous-estimé le rythme et l’atterrissage en France, où tout a l’air identique mais où certains liens se sont déplacés sans prévenir.
Et si l’expat c’était “tjrs gérable”… sur le papier ? Hier au boulot on kiffe un mec qui part 2 ans, j’étais chaud aussi mais en vrai je flip : paperasse, logement qui se trouve pas, la langue (même quand tu penses gérer), et la santé ok… mais la famille, c là que je bloque. Moi je me rends compte que je me projette mal: le rythme “adaptation” non stop, ça te ronge. Et le retour, tu reviens ou tu perds des trucs sans t’en rendre compte ?
Ce qui marche c’est de voir l’expat comme un projet à deux vitesses: le taf, ok, mais la vie entière tourne en permanence. J’ai vu ça de près avec un pote muté: au début il jubilait, puis la paperasse, le logement, la langue… et surtout sa femme et les rythmes des enfants. Au retour, c’est pas “on range et c’est pareil”: tu te réadaptes, tu perds des repères. Si ta famille suit mal, ça devient vite ingérable.