j’ai déjà tenté une reconversion y a qlq années, et mtn je suis tjrs pas serein. j’avais fait des trucs “propres” sur le papier: formations, cv refait, candidatures… mais en vrai j’ai surtout tourné en rond. au bout de 2-3 mois g commencé à douter, pk je voyais pas de résultats rapides. j’avais l’impression d’être nul, ou que “c’était pas pour moi”. j’ai aussi mtn un truc qui me ronge: je me compare tjs aux autres, et je me dis que je perds du tps alors que eux progressent.
ce qui me préoccupe maintenant c’est que j’ai l’énergie pour changer, mais g peur que ça se reproduise: repartir sur un truc, lâcher au 1er mur, puis culpabiliser. j’ai peur de choisir mal, surtout si je dois me remettre au niveau.
du coup ma question: comment t’as fait pr tenir sur la durée qd ça avance pas tout de suite, et comment t’as su que c’était le bon job pr vous, pas juste un coup de tête?
Moi je m’accroche en testant 6 semaines, métriques simples, et je coupe la comparaison; résultats lents, mais cumulés.
Oh putain je te comprends, c’est chaud… astuce de vieux créatif : fais un “journal d’essais” hebdo, même zéro résultat.
Tkt, t’es pas spécial : la reconv c’est souvent “boost” sur le papier puis mur au bout de 6-10 semaines. J’ai déjà lâché un truc comme ça… après 2 mois j’avais l’impression d’être un boulet, alors que c’était juste le temps d’apprendre “à l’aveugle”. Le déclic pour moi c’était quand j’ai arrêté de chercher des résultats rapides et que j’ai suivi des mini-indices : je progresse en autonomie, je fais des trucs qui me servent, je prends plaisir à corriger mes conneries. Et pour savoir si c’est le bon job : pas “ça me rend heureux direct”, plutôt “je peux tenir même quand c’est nul”. Compare moins, ça te flingue. La vie avance en dents de scie, te prends pas la tête, fais juste le prochain pas.
Wsh la reconversion “trop propre” c’est le piège classique: tjrs rush, tjrs comparer, et quand ça répond pas en 2-3 mois t’auto-sabote. Budget d’abord: mini objectif 30j, pas “carrière”. Mets une routine qui avance tqt, et mesure en action (candidatures, skills), pas en ego. Et le “bon job” c’est celui où t’as envie de revenir le lendemain, oklm.
Le truc qui me bloque perso c’était pas “le job”, c’était les 2-3 jours où je me disais “ok ça va rien changer”. Genre t’as fait tes candidatures et t’as attendu un signe comme un idiot 😅. Par contre, t’en as parlé le “mardi” ou un autre jour précis où tu lâches à chaque fois? Genre même rythme, même moment, même fatigue? Si tu repères le pattern, tu bosses la cause (énergie/attente), pas le choix au hasard.
…le piège c’est pas “le bon métier”, c’est la boucle émotionnelle : effort → silence → comparaison → auto-dévalorisation → abandon. Pour casser ça, j’ai un truc assez sale mais efficace : un journal d’essais hebdo, pas un bilan de résultats. Tu écris chaque semaine 3 trucs factuels (ce que tu as fait, combien de temps, ce que ça t’a appris) et 1 trace “qualité” (un détail qui prouve que tu progressais, même lentement : compréhension d’un outil, meilleure écriture, moins de friction). Pas besoin d’avoir des résultats visibles pour que le cerveau comprenne “je suis en train de devenir quelqu’un de plus compétent”. Et pour vérifier que c’est pas un coup de tête : teste sur un mini-projet avec une deadline courte, puis décide. Si au bout de 4-6 semaines tu veux encore y mettre de l’énergie sans te sentir humilié, c’est un bon signe. Si tu t’éteins, tu ajustes, pas tu te punis.