Je croyais que la parentalité, c’était “aimer assez fort” et que le reste suivrait. Mensonge. La première fois que j’ai géré une nuit complète avec un bébé qui pleure sans pause, j’ai senti un truc mordre dedans : la peur de faire mal, la honte de ne pas savoir, et cette colère contre moi-même quand je craque. Je me suis surpris à compter les minutes comme si j’étais en prison.
Maintenant, ce qui me travaille, c’est le flou. Tout le monde te donne des conseils, mais personne ne te dit comment tenir quand tu n’as plus d’énergie. Je doute de mes réactions : est-ce que je réponds parce que je suis patient, ou juste parce que je suis en train de submerger ? Et puis il y a la question que j’ose même pas formuler : si je ne suis pas “fait” pour ça, est-ce que mon enfant va le sentir et en payer le prix ?
Ma question : comment vous avez géré le moment où vous comprenez que vous ne contrôlez rien, et que vous devez quand même être un parent stable—même quand vous êtes au bord de craquer ?
J’ai arrêté de “contrôler” : en mode avion, j’accepte le chaos, je régule par resp + sieste éclatée, ça sauve tout.
Tiens… j’ai arrêté de “tenir seul” : demander de l’aide aux autres parents, ça désamorce la honte. mdr